Épisode 11Juste de quoi rentrer, et c'est sa tournée !Tōkaidōchū Hizakurige (pèlerinage à Ise)
Yaji vient à Ise pour se défaire de sa poisse et renaître. Cinq minutes après avoir été bouleversé par le silence d'une forêt sacrée, il oublie l'avertissement et l'argent du retour, et lance : « Tout est pour moi ! » Au bout de la route, deux idiots touchent à quelque chose de vrai, puis redeviennent eux-mêmes.
Le Tōkaidōchū Hizakurige est un roman de voyage comique de Jippensha Ikku, publié à partir de 1802 et poursuivi pendant des années. Il suit Yaji et Kita, deux hommes du peuple d’Edo, l’actuelle Tokyo, qui marchent le long du Tōkaidō, la grande route reliant Edo à Kyoto. Leur passage à Ise se trouve dans la cinquième partie du livre. Dans cette partie, ils vont de Kuwana à Yokkaichi, quittent le Tōkaidō près de la bifurcation de Hinaga et descendent vers le sud par la route d’Ise, en passant par Matsusaka. Ils atteignent Yamada, ville animée aux portes du sanctuaire extérieur d’Ise.
Tōkaidōchū Hizakurige à Ise : résumé du pèlerinage de Yaji et Kita
En bref : Le passage d’Ise du Tōkaidōchū Hizakurige, roman comique de Jippensha Ikku publié à partir de 1802, raconte comment Yaji et Kita, deux hommes du peuple d’Edo, quittent la grande route du Tōkaidō pour accomplir leur pèlerinage à Ise. Entre les sanctuaires et le quartier de plaisirs de Furuichi, ils atteignent le but de leur voyage, puis repartent vers Kyoto et Osaka sans avoir changé le moins du monde.
Résumé du Hizakurige : Yaji et Kita arrivent à Ise
Le Tōkaidōchū Hizakurige est un roman de voyage comique de Jippensha Ikku, publié à partir de 1802 et poursuivi pendant des années. Il suit Yaji et Kita, deux hommes du peuple d’Edo, l’actuelle Tokyo, qui marchent le long du Tōkaidō, la grande route reliant Edo à Kyoto. Leur passage à Ise se trouve dans la cinquième partie du livre.
Dans cette partie, ils vont de Kuwana à Yokkaichi, quittent le Tōkaidō près de la bifurcation de Hinaga et descendent vers le sud par la route d’Ise, en passant par Matsusaka. Ils atteignent Yamada, ville animée aux portes du sanctuaire extérieur d’Ise. Ils passent aussi du temps dans les maisons closes de Furuichi, quartier de plaisirs situé sur la route entre Yamada et Uji, la ville du sanctuaire intérieur. Ils font leurs dévotions à Ise, ce qui remplit le but principal du voyage, puis continuent vers Kyoto et Osaka. Ise est donc un sommet du roman, pas sa conclusion.
Certains détails appellent la prudence. Des résumés évoquent les deux compères séparés dans la foule, pris pour d’autres et incapables d’impressionner qui que ce soit à Furuichi malgré leurs airs de citadins d’Edo. Nous n’avons pas vérifié ces précisions dans le texte original : nous ne les présentons donc pas comme des faits établis. L’ordre des événements demande la même réserve. Furuichi se trouve entre les deux sanctuaires, si bien qu’une nuit sur place avant le sanctuaire intérieur serait logique, mais la géographie seule ne permet pas de trancher.
Les personnages : Yaji et Kita, deux idiots d’Edo
Yaji est l’aîné. Il adore les bons mots et les kyōka, de courts poèmes comiques, et rêve de passer pour un homme raffiné d’Edo. Il tire des conclusions hâtives, joue des tours et ne retient jamais la leçon quand ils se retournent contre lui.
Kita, plus jeune et plus insouciant, court sans cesse après les femmes, le plus souvent sans succès. Les deux hommes rivalisent et se piègent autant qu’ils s’entraident, et cette rivalité nourrit une bonne part de l’humour du roman. Compagnons de route, aubergistes et personnel des maisons de Furuichi servent surtout de témoins à leurs bévues ; faute de pouvoir confirmer leurs noms et leurs caractères, nous ne les détaillons pas ici.
Pourquoi le pèlerinage à Ise comptait tant à l’époque d’Edo
Le grand sanctuaire d’Ise est l’un des lieux les plus sacrés de la tradition shintō au Japon. Son sanctuaire intérieur (Naikū) honore Amaterasu, la déesse du soleil, et son sanctuaire extérieur (Gekū) honore Toyouke, une déesse associée à la nourriture. À l’époque d’Edo (1603-1868), le pèlerinage à Ise devient le voyage rêvé des gens ordinaires. Les déplacements sont réglementés, mais le pèlerinage offre une raison respectable de partir, et des groupes locaux mettent souvent de l’argent en commun pour y envoyer certains de leurs membres. Par moments, d’immenses vagues de pèlerinage de masse, appelées okage-mairi, traversent le pays.
À Ise, religion et tourisme se nourrissent mutuellement. Des guides liés au sanctuaire, les oshi, aident les visiteurs pour le logement et les prières, et les villes étapes vivent de ce commerce. Furuichi, connu pour ses divertissements et pour la danse Ise Ondo, s’étend sur la route même qui relie les deux sanctuaires : le sol sacré et le quartier de la fête sont voisins.
Cette proximité fait d’Ise un excellent décor pour la comédie d’Ikku. Un pèlerinage est censé transformer celui qui l’accomplit ; Yaji et Kita arrivent, font ce que font les pèlerins et restent exactement les mêmes. On présente souvent ce voyage comme un moyen de chasser la malchance, mais la formulation exacte mérite d’être vérifiée dans l’ouverture du livre. On peut y lire une plaisanterie affectueuse sur les gens ordinaires, capables de chercher sincèrement le sacré et de se ridiculiser le soir même. C’est une interprétation, non un message énoncé par Ikku.
Ce que le manga change par rapport au roman
L’épisode 11 de Tōkaidōchū Hizakurige : la folle virée de Yaji et Kita garde les grandes lignes et l’esprit comique de l’original : deux fanfarons d’Edo, le pèlerinage à Ise et le retour aux vieilles habitudes juste après le moment sacré. Le déroulé, en revanche, est en grande partie inventé. Dans le manga, Yaji vient à Ise pour se défaire de sa poisse et renaître. Le silence d’une forêt sacrée le bouleverse. Cinq minutes plus tard, il oublie un avertissement et l’argent du retour, et lance : « Tout est pour moi ! » Nous ne présentons pas cette scène comme tirée d’Ikku.
Le plus grand changement concerne Furuichi. L’original comporte des maisons closes ; le manga en fait une soirée animée, avec maisons de thé, danse Ise Ondo, plats et boissons, sans courtisanes ni plaisanteries sexuelles. Les quiproquos reprennent les ressorts comiques d’Ikku, mais l’intrigue et les dialogues sont neufs, tout comme les vers comiques, écrits pour le lecteur d’aujourd’hui et non traduits de ses poèmes. Les personnages secondaires, les petites interactions et les détails de rue de l’époque sont eux aussi des ajouts.
La chute finale, selon laquelle tout ce pèlerinage n’a débarrassé personne de sa malchance, est l’interprétation propre au manga ; nous n’avons pas confirmé que l’original l’exprime. L’impression d’arriver « au bout de la route » relève elle aussi du cadrage de l’épisode, puisque les héros du roman poursuivent vers Kyoto et Osaka.
Où lire Yaji et Kita en manga
Si vous cherchiez un résumé rapide du Hizakurige, le manga est une façon simple de voir ces deux-là à l’œuvre. Tōkaidōchū Hizakurige : la folle virée de Yaji et Kita se lit gratuitement sur Manga Portal : tous les épisodes sont disponibles et aucune inscription n’est nécessaire. L’épisode 11, « Juste de quoi rentrer, et c’est sa tournée ! », montre bien l’idée au cœur du passage d’Ise : deux idiots touchent à quelque chose de vrai, puis redeviennent eux-mêmes. Commencez par là, ou reprenez au premier épisode pour parcourir toute la route avec eux.
Personnages de cet épisode
Yaji
L’aîné des deux voyageurs d’Edo, amateur de bons mots et de poèmes comiques, que son orgueil et ses jugements hâtifs mettent sans cesse dans l’embarras.
Kita
Le compagnon de route de Yaji, plus jeune et insouciant, qui court après les aventures amoureuses, réussit rarement et rivalise avec lui autant qu’il l’aide.
Les compagnons de route
Des voyageurs qui se joignent aux deux héros autour de Furuichi dans l’original ; leur nombre et leur origine ne sont pas confirmés, et le manga traite ce type de figures en personnages secondaires anonymes.
Les gens de Furuichi
Le personnel des maisons du quartier dans l’original, qui subit les vantardises et les bévues du duo ; le manga déplace cette vie nocturne vers les maisons de thé et les spectacles de danse.
Les gens et pèlerins d’Ise
Les habitants de Yamada et d’Uji, qui accueillent et aident les foules de pèlerins dans les villes du sanctuaire, et ces foules elles-mêmes.
Questions fréquentes
De quoi parle le Tōkaidōchū Hizakurige ?
C’est un roman comique de Jippensha Ikku, publié à partir de 1802, sur deux hommes du peuple d’Edo, Yaji et Kita, qui voyagent à pied le long de la route du Tōkaidō. Leurs farces, leurs vantardises et leurs échecs forment l’essentiel de l’histoire.
Yaji et Kita vont-ils vraiment au grand sanctuaire d’Ise ?
Oui. Dans la cinquième partie, ils quittent le Tōkaidō pour la route d’Ise, atteignent Yamada et accomplissent leur pèlerinage à Ise. Ils poursuivent ensuite vers Kyoto et Osaka.
Qu’était Furuichi, à Ise ?
Furuichi était un célèbre quartier de divertissement, sur la route entre les sanctuaires extérieur et intérieur d’Ise, connu pour ses maisons de plaisir et la danse Ise Ondo. Yaji et Kita s’y rendent dans le roman, tandis que le manga en fait une soirée plus familiale, entre maisons de thé, repas et danses.
Pourquoi faisait-on le pèlerinage à Ise à l’époque d’Edo ?
Ise était un lieu profondément sacré, dont le sanctuaire intérieur honore la déesse du soleil Amaterasu. Le pèlerinage donnait aussi aux gens ordinaires une raison respectable de voyager, et certains groupes locaux mettaient de l’argent en commun pour y envoyer des membres. Pour beaucoup, c’était à la fois un devoir religieux et le voyage d’une vie.
Le manga de Yaji et Kita est-il fidèle au roman ?
Il garde les héros, le cadre d’Ise et l’esprit comique, mais c’est une adaptation libre. La forêt sacrée, le « Tout est pour moi ! » et la chute sur la malchance de l’épisode 11 relèvent de la narration du manga, qui écarte aussi les maisons closes et l’humour sexuel de ses scènes à Furuichi.