Tōkaidōchū Hizakurige : résumé
Le Tōkaidōchū Hizakurige est un récit de voyage plein d'humour, écrit par Jippensha Ikku à la fin de l'époque d'Edo. Le premier volume paraît en 1802 et connaît un immense succès, si bien que les suites s'enchaînent. Le mot « hizakurige » signifie littéralement que l'on remplace le cheval alezan par ses propres genoux : autrement dit, que l'on voyage à pied.
Les héros sont Yaji, un joyeux vantard, et Kita, un jeune homme écervelé. Ruinés par leurs plaisirs, ils ont quitté Fuchū, dans la province de Suruga, pour s'installer à Edo, l'actuelle Tokyo. Quand ils ne s'en sortent plus, ils prennent la route du pèlerinage d'Ise, sous prétexte de conjurer le mauvais sort.
Leur voyage n'est qu'une suite de ratages. À l'auberge d'Odawara, ils font semblant de savoir utiliser un bain de type goemon-buro, une baignoire en fer chauffée par en dessous, y entrent avec leurs geta, des sandales de bois, en défoncent le fond et doivent payer la réparation. Après le col de Hakone, ils sympathisent avec un aimable compagnon de route, qui est en réalité un voleur de voyageurs : à l'auberge de Mishima, il leur dérobe leur argent. Plus loin, à Mariko, après Fuchū, la ville natale de Yaji, ils commandent le tororo-jiru, la célèbre soupe d'igname râpée de l'étape. Mais une dispute conjugale éclate, le tororo se répand par terre, et ils repartent sans y avoir goûté. Découvrez en manga, en toute simplicité, l'équipée de ces deux incorrigibles !
Lire à partir de l’épisode 1 (gratuit)
Résumé de l’histoire
Épisode 1Au fond du trou ? Parfait pour prendre la route ! – Tōkaidōchū Hizakurige
Dans le mangaYaji, la quarantaine, a perdu sa maison, son travail et jusqu'à son dernier sou. Son compère Kita vient de se faire renvoyer de sa boutique. « Faut chasser la poisse : on part pour Ise ! » Deux sympathiques bons à rien quittent Nihonbashi pour Shinagawa dans le premier épisode d'une virée vieille de 200 ans.
Dans le mythe originalLe Tōkaidōchū Hizakurige est un kokkeibon, c'est-à-dire un livre comique, genre très populaire au Japon à l'époque d'Edo. Son auteur, Jippensha Ikku, l'a publié dans un ordre curieux : la première partie, où les deux héros quittent Edo, paraît en 1802. Ce n'est qu'en 1814, une fois la série devenue un immense succès, qu'Ikku ajoute un prologue (hottan) pour expliquer qui sont ces deux hommes et pourquoi ils se…
Épisode 2Trop fier pour demander, il se baigne en sabots — Le bain Goemon
Dans le mangaYaji ignore tout du bain Goemon de l'auberge, une cuve en fer chauffée par un feu de bois, mais il est trop fier pour l'avouer et clame : « Tout le monde sait ça ! » En douce, il se tire d'affaire en gardant ses sabots dans l'eau. Son compère Kita copie la combine, et leur premier bain sur la route, il y a 200 ans, tourne à la catastrophe.
Dans le mythe originalLe Tōkaidōchū Hizakurige raconte le voyage à pied de deux citadins d’Edo (l’actuelle Tokyo), Yaji et Kita, sur le Tōkaidō, la grande route qui relie Edo à Kyoto. Ils partent en pèlerinage vers le grand sanctuaire d’Ise, en partie pour conjurer une période de malchance. Après Shinagawa, ils traversent des relais comme Kawasaki, Totsuka ou Ōiso, et à presque chaque étape ils provoquent de petites catastrophes, jouent…
Épisode 3Méfiez-vous des inconnus trop gentils — Hizakurige : Hakone et Mishima
Dans le mangaAprès avoir péniblement franchi les pentes d'Hakone et son poste de contrôle, Yaji s'entiche d'un compagnon de route charmant qui s'extasie devant ses vantardises. Une farce nocturne avec une tortue sème la pagaille à l'auberge de Mishima… et au matin, tout l'argent du voyage a disparu.
Dans le mythe originalTōkaidōchū Hizakurige est un roman comique de Jippensha Ikku, auteur à succès de l'époque d'Edo. Le premier volume paraît en 1802, le deuxième en 1803. On y suit deux hommes d'Edo (l'ancien nom de Tokyo), Yaji et Kita, qui partent vers l'ouest sur le Tōkaidō, la grande route reliant Edo à Kyoto, pour un pèlerinage au sanctuaire d'Ise. Officiellement, ils veulent conjurer une mauvaise passe. En réalité, ils…
Épisode 4Frimer au pays, finir couvert d'igname — La soupe d'igname de Mariko
Dans le mangaSans le sou, Yaji se faufile dans Fuchū, sa ville natale, où il a jadis dilapidé la boutique de ses parents en faisant la fête. Là, il joue au grand gagnant revenu d'Edo tout en empruntant discrètement de quoi poursuivre le voyage. Avec cet argent, il file vers le régal dont il rêve depuis des jours : la fameuse soupe d'igname de Mariko. Mais en voulant calmer la dispute des patrons de la gargote, il se retrouve avec eux et Kita dans une bagarre générale au milieu d'une mer d'igname gluante. Et pour sauver la face, il finit par laisser tout son argent sur place.
Dans le mythe originalLe Tōkaidōchū Hizakurige est un roman de voyage comique de Jippensha Ikku, paru par livraisons de 1802 à 1809, avec huit parties dans sa série principale. Son titre est déjà une plaisanterie : Hizakurige associe le genou et le cheval alezan pour dire que l'on voyage sur ses propres jambes. Les héros, Yaji et Kita, sont deux hommes d'Edo (l'actuelle Tokyo) partis en pèlerinage d'Ise, vers le grand sanctuaire d'Ise.…
Épisode 5Un faux samouraï qui ne peut plus descendre — Le fleuve Ōi
Dans le mangaDevant le fleuve Ōi, sans pont et presque sans le sou, Yaji se déguise en samouraï pour payer moins cher, avec Kita pour vassal malgré lui. Perché sur les épaules des porteurs, il joue les grands seigneurs… jusqu'à ce que son « sabre » fasse l'impensable en plein milieu du fleuve, et que son mensonge s'effondre là où il ne peut pas descendre.
Dans le mythe originalLe Hizakurige est un roman comique de Jippensha Ikku, auteur populaire de l’époque d’Edo. Sa première partie paraît en 1802. Le livre suit deux habitants d’Edo, l’actuelle Tokyo : Yaji et Kita marchent vers l’ouest sur le Tōkaidō, la grande route qui relie Edo à Kyoto. Leurs aventures suivent souvent le même schéma : l’un d’eux a une idée maligne, et cette idée se retourne contre lui.