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Épisode 9Envie pressante, grand sourire, pleine merYaji et Kita au bac de Shichiri

Pour briller devant une vieille dame distinguée, Yaji joue les voyageurs chevronnés et renonce aux latrines avant d'embarquer. Coincé en pleine mer, la vessie au bord de l'explosion, il n'a plus que deux options : supplier le passeur, ou se soulager dans le tube de bambou à portée de main. Son orgueil tranche.

19 pagesGratuit · Sans inscription

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Résumé de l'épisode

Tōkaidōchū Hizakurige est un roman comique de Jippensha Ikku, publié à partir de 1802 et enrichi de suites au fil des années. Il suit deux hommes d’Edo (l’actuelle Tokyo), Yaji et Kita, partis vers l’ouest sur le Tōkaidō, la grande route qui reliait Edo à Kyoto. Le titre est déjà une petite plaisanterie : il signifie à peu près « l’alezan des genoux », autrement dit voyager avec ses propres jambes pour seule monture. En français, on dirait « prendre le train onze ». Cette partie du récit conduit le duo à Miya, ville-étape voisine du sanctuaire d’Atsuta, dans l’actuelle Nagoya.

Œuvre originaleYaji and Kita: The Great Tokaido Road Trip — Japon · 1802–1814

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L’histoire originale derrière cet épisode

Yaji et Kita au bac de Shichiri : résumé et clés de Hizakurige

En bref : Le bac de Shichiri est un épisode de Tōkaidōchū Hizakurige, le roman comique de Jippensha Ikku paru à partir de 1802, où Yaji et Kita traversent la mer de Miya à Kuwana sur un bateau partagé. En chemin, une envie pressante et un tube de bambou déclenchent un beau tumulte parmi les passagers, avant l’arrivée à bon port.

Le résumé de l’épisode dans le Hizakurige original

Tōkaidōchū Hizakurige est un roman comique de Jippensha Ikku, publié à partir de 1802 et enrichi de suites au fil des années. Il suit deux hommes d’Edo (l’actuelle Tokyo), Yaji et Kita, partis vers l’ouest sur le Tōkaidō, la grande route qui reliait Edo à Kyoto. Le titre est déjà une petite plaisanterie : il signifie à peu près « l’alezan des genoux », autrement dit voyager avec ses propres jambes pour seule monture. En français, on dirait « prendre le train onze ».

Cette partie du récit conduit le duo à Miya, ville-étape voisine du sanctuaire d’Atsuta, dans l’actuelle Nagoya. Ici, la route s’arrête et l’eau commence. Pour rejoindre Kuwana, l’étape suivante, les voyageurs montent sur un bateau partagé et franchissent environ sept ri de mer, soit près de 28 km. Yaji et Kita s’entassent avec les autres passagers et tuent le temps à coups de plaisanteries.

Vient alors le comique le plus trivial. Au milieu de la traversée, quelqu’un a un besoin urgent de se soulager. Trop gêné pour le faire devant tout le monde, il tente de s’en sortir avec un tube de bambou, et l’opération tourne au tumulte, entraînant ses voisins. Le bateau finit par toucher Kuwana, les deux compères débarquent, et la route d’Ise s’ouvre devant eux.

Une précision s’impose : notre résumé n’a pas encore été vérifié ligne à ligne sur une édition d’époque. Nous ne pouvons donc pas affirmer lequel des hommes a ce problème, d’où vient le tube, qui est pris dans la pagaille ni comment l’affaire se termine exactement. Kuwana est célèbre pour ses palourdes grillées, mais nous n’avons pas confirmé la place d’une telle scène dans le livre : elle pourrait appartenir au volume suivant.

Les personnages principaux de l’épisode

Yaji est un homme d’âge mûr, originaire d’Edo, paresseux et blagueur, amateur de vers comiques, qui a le don d’échouer juste après avoir fanfaronné. Kita, son cadet, est un séducteur désinvolte, toujours prêt pour une farce ou une dispute. Autour d’eux se trouvent les passagers et le passeur, dont nous ne pouvons guère confirmer que la présence. Ils sont pourtant essentiels : une mésaventure n’est vraiment humiliante que devant un public.

Voyage et rire au Japon d’Edo : ce que raconte cette histoire

Hizakurige appartient au genre du kokkeibon, le « livre drôle », une lecture légère très populaire à l’époque d’Edo (1603-1868). Ses héros ne sont ni des guerriers ni des sages, mais des gens ordinaires, fauchés et trop sûrs d’eux, jetés sur la route. C’était une bonne part de son charme : le voyage, surtout le pèlerinage au grand sanctuaire d’Ise, était une chose dont beaucoup de gens du peuple rêvaient ou qu’ils accomplissaient vraiment.

Le bac de Shichiri a réellement existé. Miya et Kuwana étaient deux stations voisines du Tōkaidō, la 41e et la 42e de ses fameuses 53 étapes, et ce passage formait le long tronçon de mer de la route. La traversée durait très approximativement quatre heures, selon le vent et la marée. Pendant tout ce temps, on restait coincé avec des inconnus, sans aucun endroit où s’éclipser. Les lecteurs de l’époque n’avaient pas besoin qu’on le leur explique.

Nous non plus. Quiconque a occupé une place côté hublot sur un long vol, ou attendu dans un car bloqué par les embouteillages, connaît cette sensation. Au fond, la plaisanterie ne porte pas vraiment sur la vessie, mais sur l’orgueil : ce qu’on est prêt à faire pour ne pas paraître ridicule, et à quel point cela nous rend plus ridicule encore. Voilà pourquoi ce gag de plus de deux siècles fonctionne toujours.

Ce que le manga change par rapport au roman

Le manga conserve la charpente : Miya, le bateau partagé, le besoin urgent, le tube de bambou, le tumulte et l’arrivée à Kuwana. Une grande partie du reste relève de sa propre invention et ne doit pas être prise pour une description de l’original.

Surtout, le manga fait de Yaji celui qui a le problème. C’est un choix provisoire, en attendant la vérification du texte, et il pourrait être revu pour suivre la source. La façon dont il en vient au tube de bambou est elle aussi propre au manga. La vieille dame distinguée qu’il veut impressionner, sa pose de voyageur chevronné, sa décision de renoncer aux latrines avant d’embarquer et le caractère des passagers et du passeur ont tous été créés pour cette adaptation.

Le décor est également un ajout : la mer immense, les voiles, les vagues et ce rivage qui ne semble jamais se rapprocher. Il en va de même pour le traitement de l’incident, raconté par la sueur, les onomatopées, les visages exagérés et des éclaboussures de dessin animé, sans rien de cru. La scène finale des palourdes grillées, avec ses saveurs, sa boutique et ses bons mots, a été écrite pour le manga, tout comme de courtes notes destinées aux lecteurs étrangers, par exemple sur la distance que représentent sept ri.

Où lire le manga de Yaji et Kita

Vous pouvez lire l’épisode en entier ici, sur Manga Portal : c’est l’épisode 9 de Tōkaidōchū Hizakurige : la folle virée de Yaji et Kita. Tous les épisodes sont gratuits et aucune inscription n’est nécessaire. Si voir un adulte livrer un combat perdu d’avance pour sa dignité, sur un bateau sans issue, vous tente, c’est une lecture rapide et bien idiote. Les épisodes précédents suivent les mésaventures du duo depuis Edo.

Personnages de cet épisode

Yaji
Homme d’âge mûr d’Edo, blagueur et fanfaron, que le manga place au cœur de l’embarras sur le bateau.
Kita
Le jeune compagnon de voyage de Yaji, désinvolte, toujours prêt à le taquiner ou à se joindre à une farce.
Les passagers
Voyageurs du bateau partagé, témoins ou victimes du tumulte ; leur caractère est inventé par le manga.
Le passeur
L’homme qui mène le bateau ; son rôle dans l’histoire du manga est un choix d’adaptation, non un détail confirmé de l’original.
La vieille dame
Passagère distinguée créée par le manga, devant laquelle Yaji est trop fier pour avouer son besoin.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que le bac de Shichiri ?

C’était la liaison maritime du Tōkaidō entre Miya (à Atsuta, dans l’actuelle Nagoya) et Kuwana. Son nom signifie « traversée de sept ri », soit environ 28 km. Le trajet durait très approximativement quatre heures, selon les conditions.

Que se passe-t-il pour Yaji et Kita sur le bac de Shichiri ?

Ils prennent un bateau bondé pour Kuwana, et un besoin urgent pousse quelqu’un à essayer un tube de bambou, ce qui provoque un tumulte. Ils arrivent sains et saufs et poursuivent leur route. Le manga montre Yaji en difficulté, un détail encore à vérifier sur le texte original.

Qui a écrit Hizakurige et que signifie le titre ?

Jippensha Ikku en est l’auteur, et la publication commence en 1802. Le titre signifie à peu près « l’alezan des genoux », une manière amusante de dire qu’on voyage à pied.

La vieille dame du bateau existe-t-elle dans l’histoire originale ?

Non, c’est une création du manga, ajoutée pour donner à Yaji quelqu’un à impressionner et placer son orgueil au centre de la plaisanterie. D’autres passagers partagent le bateau dans la scène d’origine, mais leurs détails ne sont pas confirmés ici.

Pourquoi associe-t-on Kuwana aux palourdes grillées ?

Les palourdes grillées, ou yaki-hamaguri, sont la spécialité renommée de Kuwana. Le nom de la ville a même donné un jeu de mots japonais sur le fait de ne pas se laisser duper. Le manga leur consacre une scène, mais sa place exacte dans le livre original n’est pas confirmée.

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