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Épisode 2Un cerf, un noyau de cerise, et ensuite…Le baron de Münchhausen : le cerf au cerisier

Plus de silex, plus de balles ? Le baron tire avec ce qui lui tombe sous la main, puis s’envole, tiré dans le ciel par une ribambelle de canards. Quant aux noyaux de cerise tirés en désespoir de cause, ils reviendront des années plus tard, du fond de la forêt, sous une forme que personne n’attendait.

19 pagesGratuit · Sans inscription

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Résumé de l'épisode

Le baron de Münchhausen raconte lui-même ses exploits, à la première personne et sans jamais sourire. Il ne s'agit pas d'une intrigue suivie, mais de plusieurs parties de chasse indépendantes. Dans la première, il aperçoit des canards sauvages couvrant un grand étang près de chez lui. Il attrape son fusil, se précipite dehors et heurte de plein fouet le montant de la porte. Des étincelles jaillissent de ses yeux. Arrivé à l'étang, il constate que le choc a fait tomber le silex de son arme : plus rien pour enflammer la poudre.

Œuvre originaleThe Surprising Adventures of Baron Munchausen — Allemagne · 1785 (English edition), 1786 (German edition)

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L’histoire originale derrière cet épisode

Le baron de Münchhausen, le cerf au cerisier et les canards : résumé

En bref : « Le cerf au cerisier » est l'un des récits de chasse du baron de Münchhausen : à court de balles, il tire des noyaux de cerise sur un cerf, puis le retrouve un ou deux ans plus tard avec un cerisier entre les bois, et gagne d'un coup la viande et la sauce. Les mêmes histoires le montrent allumant la poudre de son fusil d'un coup de poing dans l'œil et s'envolant, emporté par des canards sauvages. Ces récits viennent du livre publié en anglais par Rudolf Erich Raspe en 1785, puis repris en allemand par Gottfried August Bürger en 1786.

Résumé de l'histoire : un coup de poing, des canards et un cerisier

Le baron de Münchhausen raconte lui-même ses exploits, à la première personne et sans jamais sourire. Il ne s'agit pas d'une intrigue suivie, mais de plusieurs parties de chasse indépendantes. Dans la première, il aperçoit des canards sauvages couvrant un grand étang près de chez lui. Il attrape son fusil, se précipite dehors et heurte de plein fouet le montant de la porte. Des étincelles jaillissent de ses yeux. Arrivé à l'étang, il constate que le choc a fait tomber le silex de son arme : plus rien pour enflammer la poudre. Il se souvient alors des étincelles, ouvre le bassinet, vise et se frappe l'œil du poing. Le coup part et abat une énorme quantité d'oiseaux, dont le nombre varie selon les éditions.

Une autre fois, il repère des canards dispersés sur un lac alors qu'il ne lui reste qu'une seule balle. Il attache un morceau de gras au bout d'une longue ficelle, se cache dans les roseaux et lance l'appât. Le premier canard l'avale, le gras glissant le traverse, le suivant l'avale à son tour, et ainsi de suite : voilà toute une file enfilée comme des perles. Le baron enroule la ficelle autour de lui et prend le chemin de la maison. Mais les canards sont bien vivants. Remis de leur surprise, ils s'envolent et l'emportent dans les airs.

Il ne perd pas son calme : les pans de son habit lui servent de rames, et il navigue ainsi jusqu'à sa maison. Au-dessus du toit, il écrase la tête des canards un à un pour descendre progressivement, et il se laisse tomber par la cheminée.

Le récit le plus célèbre arrive quand il n'a plus de balles et qu'un cerf magnifique le dévisage, comme s'il savait le chasseur désarmé. Le baron charge son fusil de poudre et d'une poignée de noyaux de cerise tout juste sucés, puis touche l'animal au front, entre les bois. Le cerf titube mais s'enfuit. Un ou deux ans plus tard, dans la même forêt, le baron croise un cerf portant entre ses bois un cerisier de plus de dix pieds de haut. Se rappelant son tir, il considère la bête comme sa propriété et l'abat. L'arbre étant chargé de fruits, il se retrouve avec la viande et la sauce pour l'accompagner.

D'où viennent ces récits ?

Le nom du héros est celui d'un personnage réel : Hieronymus Karl Friedrich von Münchhausen (1720–1797), noble allemand ayant servi dans l'armée russe et réputé pour ses récits hauts en couleur. Le livre reste toutefois une œuvre de fiction, qui ne rapporte pas ce qu'il a réellement dit ou fait.

La version anglaise paraît en 1785 sous le titre Baron Munchausen's Narrative of his Marvellous Travels and Campaigns in Russia. Son auteur, Rudolf Erich Raspe, est un écrivain allemand installé en Grande-Bretagne. L'année suivante, le poète Gottfried August Bürger en publie une version allemande remaniée et augmentée, Wunderbare Reisen zu Wasser und Lande.

Comme le texte s'est enrichi d'une édition à l'autre, les détails varient. Dans la lignée anglaise, ces récits de chasse se situent généralement vers les chapitres 3 et 4. L'épisode des canards à la ficelle est, lui, associé à la lignée allemande de Bürger : il peut changer de place, voire manquer, dans certaines éditions anglaises.

Pourquoi ces histoires font encore rire

Ces récits relèvent de la tradition de l'histoire à dormir debout, dont tout le sel consiste à raconter l'impossible comme un fait banal. La chasse s'y prête à merveille, car on se moque depuis longtemps des chasseurs qui gonflent leurs prises. Le baron pousse ce travers jusqu'au bout : même un choc ridicule contre une porte devient la preuve de sa présence d'esprit.

Chaque histoire suit la même mécanique comique. Elle part d'un vrai problème (pas de silex, trop peu de balles, une charge trop lourde) et le résout de façon absurde, mais étrangement nette. Le cerisier en est le meilleur exemple : la chute arrive longtemps après le tir, et elle se termine par une plaisanterie sur le dîner.

Le récit a aussi sa pointe d'ironie religieuse. Le baron évoque saint Hubert, patron des chasseurs, qui selon la légende rencontra un cerf portant une croix entre ses bois. Après avoir montré ce que peut faire un noyau de cerise, il suggère en plaisantant qu'un chasseur pieux ou un homme d'Église aurait pu planter cette croix de la même manière. La légende sacrée devient un tir d'adresse de plus, avec un clin d'œil aux crédules.

Récit d'origine et manga : ce qui change

Viennent du récit d'origine : le choc contre la porte, le coup de poing qui déclenche le tir, les canards enfilés sur la ficelle, le vol, les pans de l'habit utilisés comme rames, le tir aux noyaux de cerise et le retour du cerf avec son arbre.

Relèvent de l'adaptation : le récit présente des chasses séparées, alors que l'épisode les enchaîne en une seule aventure, avec son propre rythme et ses changements de décor. Le visage, les vêtements et l'âge du baron sont une création du manga, car le texte le décrit peu. Il en va de même pour les saisons, le temps, la forêt, la maison, les expressions des canards sauvages et du cerf, ainsi que pour les réactions comiques de l'entourage, comme Théo, les convives ou la cuisinière.

Enfin, le résumé du manga parle d'un retour des noyaux « des années plus tard », alors que le récit d'origine dit un ou deux ans. Sur ce type de détail, y compris la façon dont le baron revient au sol, c'est le résumé ci-dessus qui reste le plus proche du texte.

Où lire le manga

Un homme qui rame dans le ciel avec les pans de son habit : l'image se prête naturellement au manga, tant les plaisanteries de ces récits sont visuelles. L'épisode 2 de Le baron de Münchhausen : quatorze nuits de récits impossibles se trouve sur cette page. Sur Manga Portal, tous les épisodes sont gratuits et se lisent sans inscription. Commencez par le cerf au cerisier, puis continuez si vous voulez savoir ce que le baron osera affirmer ensuite.

Personnages de cet épisode

Le baron de Münchhausen
Narrateur et héros, chasseur plein d'orgueil qui présente chaque exploit impossible comme un fait tout simple.
Les canards sauvages
Proies du baron, d'abord abattues en masse, puis enfilées vivantes sur une ficelle et assez fortes pour l'emporter dans le ciel.
Le cerf au cerisier
Animal magnifique qui survit à une charge de noyaux de cerise et revient avec un cerisier chargé de fruits entre les bois.
Saint Hubert
Patron des chasseurs, seulement mentionné, dont le cerf légendaire à la croix inspire au baron sa plaisanterie finale.

Questions fréquentes

Que raconte l'histoire du cerf au cerisier du baron de Münchhausen ?

À court de balles, le baron charge son fusil de noyaux de cerise et touche un cerf au front, mais l'animal s'échappe. Un ou deux ans plus tard, il le retrouve avec un cerisier entre les bois. Il l'abat et obtient ainsi la viande et la sauce aux cerises.

Le baron de Münchhausen a-t-il vraiment existé ?

Oui, le nom vient d'un noble allemand réel, Hieronymus Karl Friedrich von Münchhausen (1720–1797), qui servit dans l'armée russe et avait la réputation d'être un bon conteur. Les aventures du livre sont en revanche de la fiction et ne doivent pas être prises pour ses expériences réelles.

Qui a écrit les aventures du baron de Münchhausen ?

Le livre anglais est publié pour la première fois en 1785 par Rudolf Erich Raspe. Gottfried August Bürger en donne une version allemande augmentée en 1786. Les titres et le contenu varient ensuite selon les éditions.

Comment le baron de Münchhausen vole-t-il avec les canards ?

Avec un morceau de gras glissant attaché à une ficelle, il enfile une file de canards vivants, qui s'envolent en l'emportant. Il rame alors dans les airs avec les pans de son habit, puis leur écrase la tête un à un pour descendre par sa cheminée. Cet épisode est associé à la version allemande de Bürger.

Comment le baron tire-t-il sans silex ?

Il a perdu son silex en heurtant le montant de sa porte, un choc qui lui a fait jaillir des étincelles des yeux. Il ouvre donc le bassinet, vise les canards et se donne un coup de poing dans l'œil. L'étincelle enflamme la poudre et le coup part.

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